Liebster Award : Vol 1

Coucou chers lecteurs !!!

Comme j’ai des e-copines blogueuses-twitteuses suuuuper sympas, j’ai été nommée au Liebster Award !! Et ça, DEUX FOIS !!! Trop la CLASSE !!!

Voici le vol 1, en remerciant Maman Kinder d’avoir pensé à moi !! D’ailleurs, faites un tour là bas afin de lire des succulentes révélations de sa part : c’est par ici !

Mais qu’est-ce que c’est ce Liebster Award ?

C’est une récompense sympa entre blogueurs afin de faire connaître d’autre blogs.
Et en gros, il y a un truc avec le 11 : 11 faits sur soi, 11 questions à répondre, 11 questions à poser à 11 autres blogueurs.
J’aime bien le 11 puisque c’est le mois de mon anniversaire… et ça tombe donc bien.

Passons donc aux choses sérieuses !!!!

11 nouvelles choses sur moi. NOUVELLES ! Mais si tu as raté le top 50, il est encore temps de lire ici.

#1
J’ai déjà commencé au moins 4 autres blogs et un tumblr. Et je n’ai jamais réussi à les tenir. Alors, celui-ci a de la chance !!!

#2
Je ne peux pas me coucher sans prendre de douche OU au moins, me laver les pieds. (QUI t’avais dit que j’étais quelqu’un de normal ?)

#3
Je grignote les herbes du jardin sans les laver et je lave un peu mal certains légumes car je veux être immunisée toxo avant tomber enceinte d’un 2e

#4
Quand j’étais petite, je croyais que j’allais écrire mon nom dans l’histoire et avoir un musée dédié à ma personne où toutes mes peluches seraient exposées

#5
Un bouquet d’huîtres me fait plus plaisir qu’un bouquet de fleurs

#6
ALERTE GROSSE RÉVÉLATION
Je n’ai jamais embrassé un brésilien, que des français. (et si tu me suis depuis un petit moment, tu as déjà compris que je suis brésilienne et en France depuis moins de 10 ans)

#7
Je fuis souvent le soleil, sauf en hiver et je n’aime pas du tout bronzer. #moyenAgePowa

#8
J’aime manger des cœurs de poulet. A la poêle ou en brochette au BBQ

#9
J’adore danser et mon record c’est d’un peu plus de 4h d’affilées lors d’une soirée de l’Alliance Française au Brésil où je suivais mes cours de français

#10
Quand je rentre chez moi, de n’importe où, la première chose que je fais est me laver les mains et ensuite je me change.

#11
J’ai des vêtements pour rester à la maison et d’autres vêtements pour sortir.

#12
Et bah non, c’est déjà fini… ça passe vite mine de rien !

—— C’est l’heure des QUESTIOOOOOONS ! ——

Marty Mc Fly t’offre un voyage à bord de sa Delorean. En quelle année repars-tu et pour quelles raisons?

J’ai beaucoup réfléchi depuis quelques jours !!! Mais bon, je n’arrive pas à me décider… Soit en 1998, pour essayer de conclure avec mon “amour” de jeunesse. Soit en 2004, pour accepter une certaine invitation au cinéma. Soit en octobre-décembre 2008 pour profiter encore plus de ma vie de célibataire, faire beaucoup de soirées-boites-de-nuit avant de connaître Grand Chou en janvier 2009.

Ta saison préférée dans l’année?

L’automne !!! (ne m’en voulez paaas ! ne m’unfollowez pas !!!) Depuis toujours !!! Parce qu’au Brésil, c’est la saison la plus agréable, avec des températures plus douces. Et ici, même s’il pleut beaucoup, les couleurs des feuilles me fascinent toujours, c’est l’approche de l’hiver et des fêtes de fin d’année, mon anniv un peu avant… Bref, l’automne !

Tongs? Baskets? Ou Escarpins?

Tongs à la maison. Baskets jamais. Escarpins au boulot. Sinon, beaucoup de ballerines compensées après la naissance du petit !

Plutôt ville ou plutôt campagne?

Un air de campagne à proximité de la ville. Où j’habite quoi.

Tu as la possibilité de partir vivre où tu le souhaites. Quelle destination choisis-tu?

Bon bah, ça, c’est fait ! Je suis où j’ai voulu être ! Sinon, ça ma dirait pas mal un tour du monde genre 1 ou 2 ans, pour “habiter” 1 mois dans un pays/ville différent.

Un génie t’offre la possibilité de recommencer ou de changer quelque chose dans ta vie? Tu acceptes ou pas?

Oui. J’aimerais changer le fait d’être diabétique, et pour cela, il suffisait de ne pas être allée à un certain endroit, un certain jour.

Tu te retrouves sur une île déserte et tu n’as le droit d’emporter que 3 objets. Quels sont-ils?

Non, mais tes questions sont trop dures ! Bon, 1. une photo de tous mes proches chéris. Histoire de pleurer un bon coup tout les jours. 2. Un téléphone GSM (ça s’appelle comme ça non ? Le truc qui marche via satellite). 3. Une énoooooooorme bouteille d’eau (je crains toujours la soif)

Quelles motivations t’ont poussé à te lancer dans la merveilleuse aventure du blogging?

Parce que Twitter n’a pas assez de caractères pour raconter toutes mes conneries mésaventures.

Tu deviens l’un des personnages principaux d’une série télé. Qui deviens-tu?

DANA SCULLY !!!! Et je me tape Mulder depuis la première saison, histoire de ne pas perdre du temps !

Aujourd’hui, c’est moi qui paye ma tournée. Je t’invite au restaurant et je te laisses le choix de te rendre où tu veux. Tu nous emmènes où?

Un resto de cuisine moléculaire… Thierry Marx, pourquoi pas ! J’ai toujours eu envie de goûter (la cuisine, pas Thierry namého !)

Pour les vacances, c’est plutôt l’agitation de la mer, le calme de la montagne ou la tranquillité de la campagne?

ça dépend de l’état d’esprit. Mais généralement j’aime fuir les grosses foules !

—— Maintenant, à moi les QUESTIOOOOOONS ! ——

1. Le boulot idéal pour toi, c’est quoi ?
2. Si tu pouvais être un personnage de dessin animé ou BD, tu choisis lequel ?
3. Ton cocktail préféré ?
4. La chose dont tu es le plus fière d’avoir accompli dans ta vie, c’est…
5. Ton plus grand regret…
6. Un “principe” auquel tu tenais avant d’être parent et que ton enfant t’a fait changer d’avis ?
7. Une superstition…
8. Une expression, un dicton préféré…
9. L’endroit le plus bizarre où tu as dormi…
10. L’achat le plus inutile et cher que tu as fait (et que tu as regretté après)…
11. Une musique, un souvenir : raconte-nous le souvenir et mets le lien pour le zic 😉

—— Et les nominés sont… ——

Une fois j’ai fait un article tag sans succès. Du coup, vous avez 11 places pour y participer ! Dis-moi en commentaire si ça t’intéresse et mets le lien vers ton article pour que j’aille voir !!

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50 choses sur moi

Sur YouTube, il y a une tendance actuelle de raconter 50 choses sur soi. Comme je ne suis pas du tout prête à me lancer dans la vidéo, j’ai décidé de dévoiler mes 50 nuances 😜 ici :

1. Je suis brésilienne
2. J’ai un prénom et trois noms
3. Je suis née au printemps
4. Je suis née un mercredi
5. J’ai écrit mon premier poème à 7 ans
6. J’ai sorti un livre de poèmes à 15 ans
7. À 13/14 ans, je voulais être archéologue/égyptologue
8. J’ai laissé tomber cette idée dans ma dernière année de fac
9. J’ai une licence en histoire
10. J’ai connu mon mec sur Meetic
11. Je suis diabétique
12. Je suis arrivée en France en 2008
13. Je ne mange rien qui contient du poivron
14. J’ai pris 7,5 kg pendant la grossesse
15. Je préfère les ordis Apple mais les smartphones et tablettes Android
16. J’adorais jouer à Restaurant City sur Facebook
17. Mon anglais s’est détérioré à force de parler français
18. Des fois j’oublie des mots dans ma langue maternelle
19. Je cache toutes les petites lumières (télé, réveil) pour dormir
20. Mon signe est Sagittaire
21. Selon ma mère, j’ai dit mon premier mot avant de sortir ma première dent
22. J’ai été enceinte et eu un bébé sans jamais avoir Eudes contractions
23. Je suis droitière
24. J’aime pas la chaleur (cad 28°C maaaaaax)
25. J’ai déjà été rousse aux yeux bleus
26. Mon premier voyage en avion, c’était pour venir en France, 11h de vol #memepaspeur
27. Je déteste le rap, hip-hop et RnB
28. Je suis incapable de choisir UN seul film/musique/chanteur préféré
29. Je n’aime pas la moto
30. Je n’ai plus de religion, mais j’ai été Catho autrefois
31. Je ne sais pas nager
32. Je ne pourrais pas habiter une île
33. Je n’aime pas bronzer
34. J’ai déjà cuit un steak haché au micro-ondes #degueu
35. J’ai été au pair
36. J’ai déjà mis des pâtes à cuire dans l’eau froide
37. J’ai déjà pris la pilule du lendemain
38. J’ai déjà vomis dans le métro ligne 13/ sur les quais/ escalator/ RER A la même nuit 😳
39. Je me suis déjà trompée de direction de métro #mercigrandchou
40. Je suis déjà rentrée seule au 93 en noctilien à 4h du mat
41. Mon premier jour de l’an en France, j’ai marché seule de la Gare Saint Lazare à la Gare du Nord et j’ai mis plus de 2h
42. Un jour de neige, j’ai quitté le bureau plus tard et mis 4h pour rentrer (RER/train/bus)
43. J’ai peur de la mort et ce sujet m’angoisse
44. Mon vin blanc préféré est l’Arbois, cépage Savagnin
45. Mon vin rouge préféré est le Pomerol
46. Mon cocktail préféré est la Pina Colada
47. Je comprends l’espagnol et je parle un peu d’italien
48. Je préfère les bières ambrées/brunes aux blondes/blanches
49. J’ai déjà mangé des huîtres surgelées au petit déjeuner 
50. Le nombre de lettres de mon prénom+noms correspond au jour de mon anniversaire

Si vous avez aimé l’idée, racontez-nous 50 choses sur vous et mettez le lien en commentaire !

Mes choux

J’ai commencé par écrire un tweet et après je me suis dit qu’il en fallait plus que ça. J’ai décidé d’écrire un article.

J’aime beaucoup les regarder, tous les deux, dans ces moments complices bien à eux. J’aime entendre les éclats de rire de Petit Chou, un rire franc et contagieux qui me donne toujours le sourire.

Il est dans les bras de son papa et c’est leur moment. À cet instant, c’est comme si je n’existais plus, comme si rien n’existait en fait. Et j’aime que ça soit ainsi. Je m’écarte et je les observe depuis mon coin. Ça transpire la joie et la gaieté dans l’échange de regards et de rires. Il n’est pas là de la journée, alors ces petits moments du soir sont vraiment précieux.

Quand j’ai rencontré Grand Chou, il y a 6 ans, je n’aurais pas pu imaginer le type de père qu’il serait, surtout car on n’a pas commencé à parler d’un projet encore lointain d’enfants, qu’après une bonne année ensemble.

Même quand j’étais enceinte, avec ses timides “coucou, c’est papa” dits à Petit Chou encore dans mon ventre, il a bien caché son jeu… Ou pas. Peut-être qu’il n’a rien caché puisqu’il ne savait pas où ça mènerait.

Le fait est que quand je les vois, tous les deux, je suis contente de l’avoir choisi. Je suis contente qu’il soit le père de mon enfant. On oublie presque les moments difficiles des premières semaines avec les coliques et les difficultés d’endormissement qui étaient à la base de quelques passages bien tendus. Il a peut-être oublié, moi, j’ai presque oublié.

Grand Chou se construit père dans chaque jour. Comme la plupart des papas, il a eu besoin de la présence physique de son enfant pour devenir père. Et comme on ne devient pas papa du jour au lendemain, je crois qu’il lui faudra 9 mois aussi pour bien s’y faire.

Au début, quand Petit Chou dormait dans le lit parapluie dans notre chambre, il a beaucoup insisté pour que l’on le passe dans sa propre chambre. On l’a fait, ça se passait bien jusqu’à ce que les réveils nocturnes me fassent craquer et il finisse entre nous dans notre lit. Maintenant et surtout après son étonnante déclaration, j’essaie de le convaincre de ne pas presser le retour de Petit Chou dans sa chambre. Je le trouve plus ouvert à mes arguments de maman pro maternage proximal. Il faut dire que je profite quand même de la brèche qu’il m’a ouverte en disant qu’il aimait bien que Petit Chou dorme entre nous. Il a comparé à l’époque quand il dormait avec son chien :). Cela peut choquer certains, mais pas moi en tout cas, car je suis aussi une fan de toutous et j’ai compris ce qu’il voulait dire.

Je pense que Grand Chou aime Petit Chou chaque jour un peu plus et l’histoire du cododo est parfaite pour illustrer mes propos. De l’autre côté, je pense que Petit Chou aussi aime de plus en plus son papa. Ils apprennent à se connaître, construisent une complicité et c’est beau à voir.

Enfin, j’aurais aimé pouvoir capter TOUS ces petits instants de bonheur entre les deux et les enregistrer en photos ou vidéos, mais à défaut d’avoir mon appareil photo disponible, je les garderai pour toujours dans ma mémoire.

Bref, j’aime beaucoup les regarder, tous les deux, mes deux choux, tout simplement.

Les habitudes d’avant X les habitudes d’après

Oui, encore un article où je viens vous dire qu’un enfant, ça change la vie !

Avant d’être maman, comme toute fille, j’avais mes habitudes, mon quotidien plutôt pépère mais maintenant, depuis que je suis maman, mon monde a été chamboulé. Petit recueil de mes habitudes d’avant et d’après bébé :

Avant
Je m’achetais des chaussures sur internet
Après
J’achète des bodies pour bébé

Avant
Je sifflais seule du Nirvana, du Radiohead…
Après
Je siffle ou chante “C’est la mère Michel” et “Il était un petit navire”

Avant
J’achetais des légumes quiconques.
Après
J’achète des légumes bio.

Avant
Philips était juste une marque d’électroménager
Après
C’est la marque qui est en train de redonner notre tranquillité au moment des bibs

Avant
Je lisais des romans, des BD’s
Après
Ma table de chevet est peuplée de bouquins sur la diversification

Avant
Mes samedis matin ressemblaient à ça : ZZZzzzZZzzz 😑
Après
C est ZE moment pour préparer les purées de la semaine

Avant
Mon congélateur avait : des frites, de la glace
Après
Mon congélateur a : des petits pots

Avant
J’avais du temps pour aller aux toilettes tranquille, déjeuner tranquille..
Après
Pipi en 30 secondes. Caca en 1’30”. Déjeuner en 15″, préparation du plat comprise !

Avant
Je pouvais faire une lessive par semaine et tout allait bien
Après
J’ai sauté deux jours sans faire de lessive, au secooours !

Avant
Je n’avais pas droit à autant de câlins et bisous dans la journée
Après
J’ai des câlins/bisous à l’infini !

Une maman spéciale

À chaque rencontre que je fais, je trouve que je suis une maman très “spéciale”. Ce que je veux dire par là, c’est que j’ai mes méthodes, mes convictions (on oublie le mot principes) et ma façon de faire qui peut être en accord avec ce que les autres font ou étrange à leurs yeux.

Mes pratiques ne font pas de moi une meilleure mère que les autres, bien évidemment. Chacune sa façon de faire et je ne juge pas (sauf le coca dans le biberon, là c’est trop !)

Petite liste de ce que je fais et des fois, ça déclenche des drôles de réactions.

Je prends de l’eau Mont Roucous pour faire les bibs
Non, Cristalline non, merci.

Je mets la boîte de lait au frigo. Ouverte ou pas
Merci Maillard et son composant dont je veux stopper l’évolution.

Je chauffe les bibs dans un chauffe-biberon et pas au micro-ondes
Non, le problème n’est pas dans le fait de chauffer avec la tétine, mais le lait est qui prend des ondes. Oui, je me balade partout avec mon chauffe-bib Reer. Jamais testé en voiture, mais on a l’adaptateur pour.

Je lave les bibs à la main et pas au lave-vaisselle
Juste par peur des éventuels résidus et parce que mes bibs Dodie avec ses coins triangulaires à la con avaient besoin d’être bien frottés à la main. Je suis passée aux Avent maintenant.

Je fais mes petits pots moi-même
Non, je n’achète pas les petits pots du commerce.

J’achète des légumes bio pour faire mes petits pots
Je ne suis pas bobo, mais presque écolo et je veux donner le moins de saloper*es possibles à mon bébé.

Je suis contre les lingettes
Je nettoie ses fesses à l’eau et/ou liniment. Jamais de lingettes ni d’eau nettoyante.

Je lave tout ce qui tombe par terre
Jouet, tétine, n’importe quoi qui touchera mon bébé, si cela tombe par terre, je lave avant de lui donner.

J’ai toujours de l’alcool gel sur moi en sortie
Et je passe un petit coup avant de toucher mon petit (surtout quand on est chez la pédiatre et ses poignets de porte archi contaminés. Je ne suis pas hypocondriaque (ou presque), mais pas toucher bébé avant de se laver les mains. Difficile à dire aux gens des fois quand ils viennent te rendre visite.

Pas de photo sur les réseaux sociaux
Pas de photo du visage de mon fils sur Facebook ou Twitter. Les cheveux, mains, pieds, jambes, encore ça va mais du visage, jamais ! Oui, j’ai 5780076543 photos de moi sur Facebook, mais je suis la responsable de l’image de mon fils et je veux lui donner le choix plus tard et qu’il ne soit pas “fiché” sur internet depuis sa plus tendre e enfance.

Cododo jusqu’à 4 mois et demi avec endormissement dans mes bras
Dans la même chambre que nous, pas au même lit. Il n’est passé dans sa chambre qu’après et babyphone à fond. Nous avions besoin de ce temps (peut-être plus moi que lui).

Pas de doudou. Pas de tour de lit. Pas de couverture
Telles sont les recommandations pour éviter la MSN et je suis tout ! Je donne les doudous juste pour l’endormir et je les éloigne après.

Je ne laisse pas pleurer mon bébé pour rien
S’il pleure, il a besoin de moi et je vole à son secours.

Je n’aime que les bodys croisés et les pyjamas qui se ferment à l’avant ou sont 2 pièces avec pieds
Les trucs à la con qui passent par la tête ou se ferment à l’arrière, c’est #not

Je n’aime pas faire garder mon bébé pour sortir en soirée
On a un bébé, on fait avec ! Pourquoi cette exclusion? La vie change, c’est un choix (souvent réfléchi et ce l’est dans mon cas) et pourquoi vouloir garder cette vie d’avant ? Les fêtes/mariages/etc qui excluent les enfants, je trouve ça affreux. Toute petite, j’ai toujours été avec mes parents dans les fêtes et soirées et on a tous survécu ! Bébé ou enfant n’est pas un poids ou un handicap, s’il n’est pas le bienvenu c’est parce que les parents ne le sont pas non plus…

Je suis contre la fessée
Pas de violence. Ça ne sert à rien.

Bébé est prioritaire, il passe avant tout, même avant moi
Et toute ma patience lui est réservée.

Le coup du chauffe-bib est quand même celui qui “choque” le plus les gens. J’ai toujours des réactions marrantes du genre “ah” sans rien après… Ils pensent certainement que je suis parano. Mais je l’assume sans honte. 😁

Je fais sûrement des choses choquantes aux yeux des autres, comme décaler les heures de bib du petit car je ne veux pas avoir un bébé horloge réglé à la minute près. J’ai un babyphone vidéo et nous avons toujours le wifi (et je culpabilise beaucoup). Je ne sors pas tous les jours avec bébé car je trouve débile de faire le tour du pâté de maisons pour promener le chien bébé. Je lui mets des couches jetables (mais pas Pampers quand même). Je ne l’ai pas allaité pour des raisons médicales mais je ne culpabilise pas tant que ça. S’il se réveille la nuit et je n’arrive pas à l’endormir, je le prends au lit avec nous. Je lui donne le bain un jour sur deux. Je ne trouve pas que la  crèche/nounou soit une étape obligatoire pour l’enfant (blablabla sociabilité blablabla défense immunitaire anticorps blablabla) et ça m’agace d’être bientôt financièrement forcée à laisser mon fils car je n’ai pas fait de bébé pour que quelqu’un d’autre s’en occupe !!!

Voilà, je pense que vous avez bien compris maintenant pourquoi je suis une maman très “spéciale”… J’ai mes idées bien arrêtées, mais ça ne concerne que moi et mon (plus tard, mes) enfant(s). Après, chacun fait ce qu’il veut… 😉 Mais le coca… Le coca non, s’il vous plaît. :o😵

Confessions intimes #5 : ma première grossesse, le post-accouchement

C’est la fin de cette histoire compliquée, mais le début d’une autre que je vous raconte déjà depuis un certain moment sur Twitter et sur ce blog : ma vie de maman. Et comme une fin doit être marquante, nous avons encore plein d’émotions !

En salle de réveil, ce que je me rappelle le plus, c’est la lumière du jour qui traversait le plafond en verre puisque nous étions au 6e et dernier étage de l’hôpital. C’est l’image la plus marquante car je n’arrêtais pas d’ouvrir et fermer mes yeux dans une bataille constante pour me garder éveillée. Les infirmières passaient et me disaient de déclencher la morphine régulièrement mais j’avais déjà du mal à contrôler mon sommeil, alors la morphine c’était encore plus dur de m’en souvenir. Sauf, qu’elles créent le besoin de s’en souvenir de cette foutue morphine endormissante.

Entourée par des panneaux afin de me garder dans un espace plus privée et ne pas voir les autres patients a côté, j’étais seule dans mon cauchemar. Deux infirmières passent pour m’enlever des caillots de sang. Elles appuient sur mon ventre fraîchement recousu et j’ai eu mal comme jamais dans ma vie !!! Je n’arrive même pas à décrire la douleur mais je crois que j’ai fait la tronche quand elles ont appuyé. C’était efficace car n’étant plus anesthésiée j’ai senti couler quelque chose par où mon bébé n’a pas voulu passer. J’ai cru que le cauchemar était fini, que cette torture ne se passait qu’une seule fois… Jusqu’au moment quand elles reviennes et REBELOTE ! Elles appuyent encoooooore sur mon ventre bande de salo¶€$. En voyant mes réactions, elles me demandent de noter ma douleur de 0 à 10. J’ai dit 8 par gentillesse tout en ayant envie de dire 15. Et il y a eu encore une troisième fois, sauf qu’elles ont eu une meilleure idée de me demander si je sentais mes jambes et pouvais surélever mon bassin et en le baissant, cela faisait le même effet d’expulsion des caillots. Ouf, c’était vachement mieux !! Mais, jamais 3 sans 4 !! Et pour la 4e fois, pour bien conclure, hop là, on m’a appuyée de nouveau sur le ventre. C’est fini, oui ?

Je n’avais qu’une envie : de ne plus avoir mal ! Mais j’avais l’impression que ça n’allait jamais passer ou au moins pas tout de suite. Alors, on se morphine !! Sauf que plus on se morphine, plus on a sommeil et plus on oublie de se morphiniser et on donc a mal. Les infirmières me demandent à combien était ma douleur toujours dans cette échelle aléatoire et complètement arbitraire basée sur des critères rigoureusement scientifiques et me disent que le but était de quitter la salle de réveil quand ma douleur arriverait à 3.

TROIS ?? WHAT?? Non, non, non ! Je veux sortir d’ici à zéro !! À cet instant précis j’oubliais Grand et Petit Chou qui m’attendaient en bas, je voulais juste que l’on me laisse tranquille jusqu’à ce que je n’ai plus mal. Mais bon, au bout d’un moment, ça allait un peu mieux et on m’a transférée dans ma chambre. Je savais que généralement on passait environ 2h en salle de réveil. J’y suis restée plus au moins 3h. Dans ma tête, je n’étais restée que 30 minutes. Merci de brouiller ma notion du temps, morphine.

Encore à cause de cette morphine, cette première journée reste très floue dans ma tête. Arrivée dans ma chambre (double, quelle joie !), je me rappelle de Grand Chou mais pas du tout du Petit. Je crois que je ne l’ai pas pris dans mes bras. Déjà, car mes efforts premiers étaient de boire de l’eau (j’avais troooop soif) et quelques heures après, toute cette eau a voulu sortir et j’ai du me lever avec l’aide de la sage-femme.

J’étais en train de dîner quand l’envie pressante m’a prise d’assaut. J’avais des pâtes coquillettes – le summum du sans intérêt niveau pâtes a mon goût – et je me bagarrais encore avec mes yeux qui se fermaient tous seuls. La SF est venue m’aider à me lever. Quelques pas séparaient mon lit des toilettes mais sans aide je ne suis pas sûre que j’aurais pu y arriver. Me lever m’a provoqué des nausées. Je me suis contrôlée quand j’étais aux toilettes. Mais de retour au lit, au premier coup de fourchette des pâtes, les nausées sont revenus et j’ai vomi. Mon ventre a fait un bond. J’ai entendu un crac. J’ai paniqué. 😨 J’ai dit à Grand Chou que quelque chose avait craqué. Il m’a rassurée et m’a dit de voir après quand la SF passerait à nouveau. Grand Chou part.

Prochain souvenir, des aides-soignantes viennent prendre mon bébé pour la nuit. Il est 22h environ je crois. Moi je dis OK sans trop savoir de quoi on parle car j’ai encore la tête dans les choux à cause de la morphine. Depuis 18h quelque je n’ai plus mis, mais cette saloperie me dope encore des heures après.

La SF de nuit passe. Elle est super sympa. Je lui dit ce qui s’est passé plus tôt et elle vérifie ma cicatrice. Effectivement il y a au moins un point qui a pété. Elle appelle la gynéco pour recoudtre ce petit point dans la chambre même. En fait il n’y a pas qu’un mais deux à recoudre. Je me rappelle plus si j’ai eu une petite anesthésie locale ou si ça faisait le même nombre de piqûres en recousant directement.

Après ça, je crois que j’ai dormi.

Le lendemain matin, vers 7h,les aides soignantes ramènent le bac à bébé et s’introduisent dans ma chambre osant me réveiller de mon sommeil profond. Elles me disent :

Il faut qu’il mange toutes les 3 heures.

QUI ? MOI ? À cet instant là j’ai mis quelques secondes à récupérer mon cerveau, en émergeant de mon sommeil en même temps que je devrais me rendre compte que j’avais un bébé ! Dur.

Je me lève, je regarde la petite créature dans le bac a bébé et je le mets à côté de mon lit. Quelques heures plus tard quand on vient me parler du biberon et je le prends dans mes bras pour la vraie première fois, c’est comme si je le reconnaissais pas. C’était étrange. Je l’aimais mais il y avait quelque chose de forcé. C’est dur et culpabilisant. À chaque fois que j’y pense, ça m’émeut.

À la fin de cette journée, le lit a mon côté fini par s’occuper. Une enceinte qui sera déclenchée. Pour l’épargner, j’ai opté par laisser Petit Chou en nurserie. Mais c’était dur a m’en séparer. Du coup genre 4h30 peu avant que l’on commence le déclenchement de ma voisine, je suis partie en nurserie car mon bébé me manquait. L’aide soignante m’a dit qu’il était un peu grognon. C’était peut-être la java. Je l’ai pris contre moi et j’ai décidé de garder mon bébé avec moi toutes les prochaines nuits. Je mettais le réveil pour son bib mais je me réveillais toujours avant. Il fallait que je m’habitue aux bruits de mon bébé. On s’en fout des autres, je reste avec mon bébé !

Cette sensation bizarre du début est donc vite fait disparue. Et j’aimais désormais mon bébé pour de vrai, sans aucune sensation étrange ou forcée.

Petit Chou se porte très bien, n’a perdu du poids que le premier jour et a repris les jours suivants. De mon côté, on me dit que ma cicatrice est belle mais je n’ai toujours pas envie de la voir. Je l’ai doucement touchée sur la douche et c’est tout. J’avais quand même une peur bleue de me moucher, tousser, éternuer, péter, etc. Mais j’ai quand même repris mon transit très rapidement. #glamour

Finalement toutes les conditions étaient réunies pour que l’on sorte même un jour avant. Initialement, ma sortie était prévue pour mundi matin mais le samedi soir, la même SF sympa de ma première nuit a appuyé ma demande de sortie auprès de sa collègue de l’équipe du matin.

Petite parenthèse pour la galère à joindre mon endocrino. La SF a réussi à joindre la chef du service d’où j’étais en décembre et elle s’est souvenu de moi et a dit que je savais très bien me gérer 😎 #classe

Bref, je suis sortie dimanche matin. Super contente car ça commençait à chauffer grave a la mater. Presque une semaine après loin de la maison, c’est avec une petite larme aux yeux que je rentre chez moi. Surtout car petit bout était là et on le présentait la maison comme dans mon rêve fait même avant d’être enceinte.

Le dimanche j’ai un peu trop monté-descendu les escaliers – en douceur, bien sûr. On a reçu un peu de monde et j’avais troooop mal aux dos, surtout en fin de journée. Mon côté droit du bidon était un peu gonflé.

Le lundi, toujours mal aux dos, je décide de m’asseoir sur mon ballon de grossesse pendant que je parlais avec mes parents sur skype avec Petit Chou dans mes bras. Le matin j’étais en pleine montée de lait et hyper sensible. Je pleurais pour un rien. Coucou début de baby blues.

Après un bon dîner, je me suis mise au lit pour donner le bib et je recule un peu, avec bébé dans les bras, pour bien me placer. C’est quand je sens quelque chose de bizarre. Mon côté droit coule. D’abord une sorte d’eau et ensuite du sang. J’appelle Grand Chou qui récupère le petit et appelle le 15 de toute urgence.

NOOOOOOON !!!! Je veux paaas aller à l’hosto de nouveau !!!

Mais c’était inévitable. En attendant l’arrivée des pompiers, Grand Chou donnait le bib au petit qui hurlait et ramassait mes affaires pour que je ramène tout.

Les pompiers arrivent, marchent partout sur mon beau tapis blanc et mettent leurs arrières sur mes draps tous propres – oui je suis maniaque avec mon lit, personne n’y touche sans être lavée et en pyjama !! Mais la, je n’avais pas le choix !

On me dirige vers l’hôpital le plus proche que ce n’était pas le même où j’ai accouché. Choueeeeeette !! Encore un hosto pour ma liste !!

Arrivée aux urgences gynéco, on regarde mon bidon et on m’annonce que la cicatrice a lâché, qu’on voir mes viscères et que je dois passer au bloc.

Cauchemar. Moi qui voulait tout simplement rentrer, j’ai désespéré. Combien de jours encore à l’hosto ?? Encore une piqure dans le dos après le mauvais souvenir de la péri ??

L’anesthésiste ultra sympa m’annonce que comme ça fait moins de 2h que j’ai mangé, pas d’anesthésie générale possible, ça sera une rachidienne.

Avant de partir au bloc, j’arrive à appeler Grand Chou pour donner des nouvelles car il fallait pas compter sur l’hosto pour le faire même si j’ai laissé mon numéro à l’infirmière qui m’a charcuté les veines. Car oui, on n’arrivait pas à me piquer. On a fini par réussir quand même mais au bloc.

Pendant que l’on me dirigeait vers le bloc, je répétais de façon incessante : voilà pourquoi je voulais une voie basse. Et la peur d’y rester m’a hantée. Et si ça tournait mal ? Eh bien, ces souvenirs me font monter les larmes aux yeux aussi.

Au bloc, j’ai insisté pour que l’on tienne bien mes épaules durant l’anesthésie. Tout s’est bien passé. Il a cherché un peu avec l’aiguille mais après c’est allé très vite.

J’étais super tendu et je n’arrêtais pas de bouger d’angoisse. Surtout quand je commençais à perdre les sensations des jambes. L’anesthésiste a dit qu’il allait m’attacher et j’ai promis que j’allais arrêter. Je n’ai effectivement pas bougé depuis. J’ai fermé mes yeux et je crois qu’on a penché la table en arrière et j’ai vécu un drôle de trip. C’est comme si j’étais droguée même si je n’ai jamais été droguée de ma vie pour le comparer. J’ai déliré, j’ai eu des drôles de sensations, mais ça m’a détendue. À la fin je les entendais parler match – nous étions en pleine coupe du monde – et j’ai même voulu discuter un peu. Le plus marrant est que le match, c’était Brésil X Cameroun et la gynéco qui m’a opérée est camerounaise et mou, brésilienne. Bref, heureusement qu’elle a pas vengé leur élimination sur moi 😝

Je suis partie en salle de réveil. Pas de morphine cette fois ci, mais un autre produit qui me grattait terriblement. Les jambes ont mis beaucoup plus de temps à être à nouveau opérationnelles. J’ai l’impression que j’étais seule dans la salle de réveil, vu l’heure avancée – je crois qu’il était genre 1h du mat.

En arrivant à la chambre, il y avait déjà une dame à côté, avec des problèmes ophtalmiques. J’ai compris plus tard que je n’étais pas en service gynéco car il n’y avait pas de place, mais j’étais en service ORL. Et c’est pour cette raison que l’on avait complètement zappé de me donner une serviette pour mes pertes.

Encore une fois j’avais trop soif. J’ai bu des petites quantités d’eau et ça a fini par déclencher des vomissements. Deux fois. Tout mon dîner y était. Le lendemain matin, c’est mon petit déjeuner qui s’est transformé en vomito.

Le côté sympa d’être dans le mauvais service est que l’infirmière n’a pas vraiment compris que j’avais besoin d’aide pour me lever une fois qu’ils ont enlevé ma sonde urinaire. Sachant que j’avais beaucoup plus mal que la première fois, le fait qu’elle parte de ma chambre en me laissant me démerder toute seule m’a pas plu. Mais je l’ai fait. Avec ma perf et cie, j’ai même réussi à nettoyer les toilettes avant de les utiliser.

Les deux nuits que j’ai passées la bas fut horribles. Ma voisine, une dame âgée sympa, aimait les émissions d’enquêtes criminelles. Drôle de mamie, quoi. Et moi qui m’attendait de me taper des jeux familiaux à la con qui me feraient le plus grand bien. Car autant vous dire qu’avec ma montée de lait et mon début de baby blues, à chaque fois que je regardais la photo de mon bébé sue le portable, je fondais en larmes. Merci aussi la chute d’hormones.

Je suis sortie le mercredi en début de l’après-midi. Un taxi m’a ramenée car j’avais un bon de transport. Il marchait drôlement vite le monsieur. Je me trainais derrière.

En rentrant chez moi j’ai pris une bonne douche avant de toucher mon bébé. Surtout car je paniquais à l’idée d’avoir choppé le conjonctivite de ma voisine de chambre. J’ai quand même veillé à ne rien toucher après elle, mais bon, la peur était là.

J’ai bénéficié de la visite quotidienne d’une infirmière pour mes piqûres d’anticoagulants et au 7e jour, pour m’enlever les points. À chaque passage je lui demandais de regarder ma cicatrice. J’étais aux petits soins. Je touchais pour sentir si ce n’était pas chaud ni gonflé et j’ai surveillé ma température. Je me suis pas mal ménagée, heureusement pour moi, mon Grand Chou était en congé paternité et m’a beaucoup aidée. J’évitais de descendre au rdc pour ne pas trop forcer.

Quelques semaines après, je suis allée voir la gynéco qui m’avait opérée. J’ai profité pour me faire poser un implant et comme ça je suis tranquille pour trois ans ! La cicatrisation était bien, belle cicatrice – je ne sais pas ce qu’ils ont tous à me dire ça ! Je ne vois aucune beauté dans cette foutue cicatrice.

Avoir un implant, c’est sympa car pas besoin de penser à prendre la pilule – même si je ne l’avais jamais oubliée – et plus de règles. Sauf que je fais partie de celles qui ont des petites pertes aléatoires et drôlement chiantes. Heureusement ma gynéco avait raison, les pertes se sont arrêtées 3 mois après et la chute massive de cheveux a commencé – et je suis en plein dedans !

Du côté de ma vue, j’ai eu un rdv de contrôle début septembre. L’œil gauche n’a plus d’œdème, l’œil droit en a encore un peu. Séance laser prévue pour fin septembre.

Même aujourd’hui je n’ai pas encore entièrement récupéré mavue de l’œil droit. J’ai jusqu’à janvier pour que tout revienne à la normale, sinon j’aurai besoin d’un traitement. Bonjour l’aiguille dans l’œil. Évitons donc, c’est mieux !!

Petit chou a actuellement 5 mois et je continue ma vie heureuse de maman. Je ne regrette absolument pas mon bébé, je regrette juste la façon dont les choses se sont passées. Mais c’est de ma faute. Je garde ma retinopathie et mes tâches noires en souvenir. Je dois être rigoureuse pour que le problème ne revienne.

Je me dis que malgré un mauvais départ, le petit est en pleine santé. Et moi, je me suis bien sortie aussi. Le bilan est positif. Mais pour une prochaine grossesse, il va falloir être beaucoup plus préparée. On a encore le temps.

Confessions intimes #4 : ma première grossesse, accouchement

Accrochez-vous, ça va être si long que les autres articles ! Car en trois jours j’ai autant de choses à raconter que pour un trimestre !

Mon entrée à la maternité est fixée pour le dimanche 15/06 au soir, c’est-à-dire vers 18h. Déjà que je n’aime pas les dimanches car ça me déprime, autant vous dire que je n’étais pas hyper motivée de me retrouver toute seule loin de ma maison et mon Grand Chou.

Je passe par toutes les formalités aux urgences – car il n’y avait évidemment pas de bureau d’admission ouvert un dimanche soir. On vérifie bien que bébé a toujours la tête en bas etc etc… Ça a été rapide pour une fois ! Ensuite on me ramène dans ma chambre et youpiii, c’est une chambre particulière, mais il ne faut pas se réjouir trop vite car je ne suis là que pour le déclenchement. Une fois bébé sorti, je passe de l’autre côté, car où j’étais, c’était le service des grossesses haut risque et il n’y a pas de bébé là bas. Bon, dommage.

Je m’installe et on me ramène un plateau repas délicieux car c’est clair que je n’avais pas dîné. Grand Chou est encore avec moi mais ne tarde pas à partir. Le lendemain, je sais que ça commencera tôt et je dois me reposer. Il me laisse avec mon plateau et rentre. Je mets un film sur la tablette car je n’ai pas trop l’envie ni les yeux pour lire. Je me sens seule même si bébé est avec moi dans mon bidon.

Une aide soignante passe pour me demander s’il y a des choses que je n’aime pas manger pour que mes plateaux repas soit un peu mieux ciblés. Je dis donc poivron, agneau, porc et sauce tomate car je suis déjà pas mal rodée des repas l’hosto et je sais que ça passe pas (j’ai eu envie de dire dinde, poulet, pintade, rôtis en général, bref tout, mais elle a retenu ça sans noter, j’ai préféré cibler les immangeables).

J’essaie de me coucher tôt, vers 22-23h, j’éteins la lumière et juste après, une sage-femme passe pour me parler de ce qui se passera lundi. Elle profite aussi pour me tenir au courant d’une étude qu’ils sont en train de faire sur les méthodes de déclenchement. Elle me laisse un papier à lire qui explique l’étude et les deux méthodes. Si je décide de participer à l’étude, je serai tirée au sort et l’ordinateur va m’attribuer la méthode de déclenchement. Si je ne participe pas, la méthode utilisée sera celle préconisée par la maternité, c’est-à-dire, 4 comprimés, toutes les 6 heures. L’autre méthode consiste à avoir un dispositif avec un fil qui pend et qui est censé de libérer du produit pendant 24h.

Du coup, première bonne excellente superbe surprise, j’ai une journée coincée avec ce machin. J’avais l’espoir que ça aille vite et que j’accouche le 16 même voire le 17 genre 1h du mat comme la SF des explo m’avait plus au moins dit que ça arrivait. Mais non, on ne m’avais pas forcément bien expliqué.

J’accepte l’étude – et je regrette presque aujourd’hui, il ne faut pas être gentille et dire oui à tout. L’ordinateur décide que je vais avoir le fil qui pend – il n’était certainement pas au courant que je n’avais jamais mis un tampon dans ma vie.

À 5h du matin, ça commence. On pose mon machin avec son fil qui pend de mes parties intimes. Je suis confiante ! J’espère que ça permettra de maturer mon col comme ils le disent. On me pose le monito et c’est parti pour une demi heure. Une demi heure à rallonge car quand on venait me voir – et peut-être que l’on m’a légèrement oubliée – on me disait qu’il fallait encore attendre 15 min pour des résultats plus précis, car évidemment bébé faisait son coquin et bougeait. Le pire c’est que plus on me laissait avec ce foutu monito, plus je bougeais moi aussi et ça aidait à foirer les résultats.

8h30, mon petit-déjeuner arrive et je crève de faim puisque je suis réveillée depuis 5h. MAIS je ne peux pas toucher à mon petit-déjeuner car je suis toujours sous monito. Croyez-moi, je suis restée 4 heures sous monito. QUATRE HEURES !! Quand Grand Chou arrive vers 9h30, je craque. Je n’ai plus de patience, je regrette d’être là. Ça commence bien. J’en ai DÉJÀ marre !

La journée avance et à chaque fois que je vais au toilette, j’ai envie d’arracher ce put**n de fil. Ça me dérange trooop, ça le gratte, c’est mouillé, c’est degueu, c’est chiant. En plus je sens une sorte de lourdeur vers le périnée qui est super gênante. J’ai même du mal à aller aux selles.

Je pars au moins deux fois dans la journée faire une balade de 15 minutes environ autour de l’hôpital – j’aurais du m’enfouir en fait – pour essayer de déclencher des contractions. QUE DALLE !! Quelques petites douleurs, mais rien de méchant. Grand Chou passe la journée la bas avec moi, on fait les points Bonapace pour aider le col.

Mon déjeuner arrive et jolie surprise : il y avait du poivron ET de la sauce tomate !! Car la connasse nana avait noté que je ne voulais pas de : agneau ✔ jambon ❌ ratatouille 😕 et un autre truc que je n’avais pas dit. Oh bo*del je n’ai pas dit ça !! Je bouffe du jambon ! Le porc de l’hosto dont je voulais éviter, c’était les rôtis pourris ! J’ai et bon redire plein de fois et pendant TOUT mon séjour à la mater, on m’a donné des mauvais trucs. Je crois qu’ils voulaient que je maigrisse.

Deuxième nuit seule – et énervée avec mon dispositif agaçant. Réveillée encore à 5 h du mat pour que l’on m’enlève le dispositif et vérifie mon col par un sage-femme homme au revoir pudeur, partie 57875. Je me demande donc quelle espèce de médecin maso à décidé de réveiller deux fois de suite une femme enceinte qui est censée de tenir bon des heures de travail dans la journée ? Non, mais les SF me disaient que c’était par rapport à l’heure qui l’accouchement généralement survenait et bla bla bla qu’à 1h c’était mieux que 6h. Des pipeaux que l’on raconte et embrouille les primipares. Déjà que les nuits son pourries au 9e mois, à l’hosto en déclenchement, je vous raconte pas ! En plus, cela faisait deux semaines environ que j’avais les pieds gonflés. Heureusement mon lit me permettait de surélever un peu les pieds pour me soulager un peu.

Mardi 17/06, je suis étonnée d’avoir droit au petit déjeuner ! Je croyais que j’allais passer en salle de naissance direct, mais le temps que ça se fasse, j’ai pu bouffer avant.

Je passe en salle de naissance vers 9h quelque. Désormais je dois boire très peu d’eau. On me place sur l’espèce se table-lit-fauteuil, il y a un coussin d’allaitement pour le dos et une espèce de couche qui colle au cul. J’avais mis la blouse et je le suis installée pendant que Grand Chou rangeait les affaires et mettait une blouse aussi – sauf qu’il était pas à poil en dessous.

Mes premières impressions de la salle au j’allais passer au moins 12h n’étaient pas super. Carrelage vieillot, une fenêtre que l’on ne voit pass bien dehors, c’était glauque et moche. Et pour Grand Chou juste une chaise pourrie. Il était où le gros fauteuil confortable de la chambre ?? Et encore :t où les salles de naissance que j’ai vues sur Baby Boom ??

On me met sous perfusion. Le produit synthé ou quelque chose du genre, espèce d’ocytocine, un truc qui est censé de provoquer les contractions à donf. Et bah, pas trop d’effets sur moi. J’ai beau me mettre un peu assise pour convaincre et supplier aider bébé à descendre, mais sur le monito, pas de contractions et moi-même, je ne sens pas grande chose !

Pendant ce temps là, mon cul colle au plastique de la grosse serviette et le tissu sur mon bidon et même les tuyaux de la perf qui touchent ma peau, TOUT me gratte. C’est insupportable ! Les pieds aussi commencent à gratter de plus en plus et je réquisitionne Grand Chou. D’un coup, il appuie sur un point Bonapace pour aider à ouvrir mon col, de l’autre il gratte ma plante des pieds, talon, orteils – rien que d’écrire ces souvenirs, ça me gratte !

Au bout d’un moment, ça m’énerve tellement que j’enlève le truc plastique qui me collait aux fesses car ma poche des eaux était bien loin d’éclater !

Comme je suis dilatée à deux doigts seulement (j’ai quand même sourit en apprenant que j’avais passe d’un à deux doigts) et j’ai déjà presque 4h sous produit – sachant que le max c’est 12h et si rien ne bouge, c’est césarienne – la SF décide de percer ma poche des eaux pour accélérer le travail. Sauf qu’elle n’arrive pas car mon utérus remonte ! Elle me dit donc que l’on va me poser la péridurale pour pouvoir forcer un peu afin de percer cette foutue poche ! J’ai aucune contraction et on me pose la péri, bah OK, c’est elle la pro, je dis rien ! J’aurai peut-être du demander juste si cela ne pouvait pas ralentir le travail. Mais je pense qu’elle allait dire non car le but était de l’accélérer en perçant ladite poche.

L’heure de la péri sonne, on demande à mon chéri de sortir très probablement pour qu’il ne tombe pas dans les pommes. Je me retrouve seule avec l’anesthésiste, qui n’est pas le même que j’ai vu en consultation, et l’infirmière qui l’aide.

Je fais le dos rond, les deux papotent allègrement, rigolent etc et moi, super tendue je ne retrouve pas dans la même longueur d’onde niveau humeur… On me dit qu’il ne faut surtout pas bouger, qu’il fait d’abord une petite anesthésie locale. Aussitôt il met l’aiguille, j’ai ce put**n de réflexe qui me fait bouger et redresser légèrement le dos.

Ah madame, le prochain, il ne faut surtout pas faire ça !

Oh oui, vous êtes mignons quoi.

L’infirmière a, du coup, bien tenu mes épaules vers le bas pendant qu’il enfonçait aiguille ou cathéter et après le liquide froid, bref, UNE TORTURE !! J’avais toujours entendu parler que les filles bénissent la péri, qu’elles ont cette envie folle de les avoir parce que les contractions sont trop fortes, etc etc. Mais moi, je n’avais pas de contractions ! Je n’étais donc pas du toooout désespérée !

Une fois la torture finie et que j’ai maudit en silence l’anesthésiste, son infirmière, la sage-femme et le monde entier (sauf mon bébé et mon chéri), je dosais moi-même la péri et même sans douleurs, je devrais libérer un coup au moins toute les heures.

Mon chéri scrutait les résultats du monito pour voir s’il y avait des contractions. Il est devenu un vrai pro de la lecture de ces petits traits bizarres.

L’heure tourne et à chaque passage de la SF, elle augmente la dose du produit et vérifie ma dilatation, tout en essayant de percer cette purée de poche. Mais elle n’arrive toujours pas.

Moi, de mon côté immobile et branchée dans tous les sens – entre péri, produit, antibio, monito – j’essaie quand même de rester un peu assise et de pousser bébé qui insiste à rester dans mes côtes. Ce petit rebelle ne voulait pas écouter sa maman chérie car en fait il était trooop bien là dedans !

Chaque fois que je regarde l’heure, c’est la peur et une presque certitude de finir en césarienne qui me hante. Mon délai s’approche et je chemine vers ce que je commence à croire que c’est inévitable.

Je commence donc à saouler chaque SF qui passe car je pleure et je parle de mon regret d’être là. Je me dis que c’était trop tôt, que ni mon corps ni mon bébé étions prêts. Elles, en revanche, défendent la gynéco en disant qu’elle est pas du genre à précipiter les choses, qu’elle préfère toujours attendre et que peut-être que su on attendait une semaine de plus, le bébé pourrait présenter des résultats moins bons au monito, etc etc. Avec le recul je le dis qu’elles n’avaient pas raison. Mon endocrino ne paniquait pas autant avec mes hypoglycémies. Bébé allait bien et serait bien mieux au chaud pendant un petit peu plus de temps.

22h. C’est mon dernier espoir. Les SF n’arrivent pas à percer ma poche des eaux. Elles appellent un interne qui vient essayer. Je n’ai plus de pudeur, on peut appeler tout le service pour essayer que ça me gênerait pas. Il essaye une, deux fois et a failli abandonner. Encore une fois et selon Grand Chou, qui a été très impressionné, il est allé loin ! Merci les massages du périnée !! Le bruit d’eau qui coulait m’a fait sourire. Il y avait encore un petit brin d’espoir jusqu’au lendemain matin. Échéance repoussée.

On a beau essayé de dormir mais moi avec la chaleur et mes grattages intenses et Grand Chou dans une chaise pourri, la tête posée à côté de mes pieds, nous avons dormi plus au moins 1h30 à tout péter. Je ne savais pas comment j’allais pouvoir tenir pour pousser le lendemain. Mais finalement je n’étais pas concernée.

9h, 18/06 : rien avait changé. Et il n’y avait plus rien à faire. J’aurais aimé qu’on me rende mes eaux pour que je rentre à la maison mais malheureusement la seule sortie possible depuis la salle où j’étais, c’était le bloc.

Je fonds en larmes. Je demande bêtement s’il y aura pas de souci de me faire l’opération en pleurant car je vais forcément bouger les ventre.

On me donne un truc à boire, on me rase, on me donne le petit machin pour mes cheveux, on me fout à poil, et je n’arrête pas de pleurer. La SF qui va me suivre est celle avec qui j’étais en entretien du 4e mois. J’avais retenu son nom – cette vieille manie de lire les badges. Elle s’en souvenait évidemment pas de moi, mais a reconnu son écriture dans mon dossier.

Grand Chou hésitait à rentrer au bloc. Pour moi, sa présence était hyper importante mais je ne voulais pas le forcer et qu’il risque de tomber dans les pommes. Il décidé de me suivre. Comme ça il ne ratera pas les premiers instants avec le Petit Chou et pourra nous prendre en photo.

On me transfère au bloc et ensuite on m’injecte la rachidienne via le cathéter de la péri. On me dit qu’ils n’ont pas dosé très fort car je ne suis pas très grande. Le truc est que je bougeais toujours mes orteils quand ils allaient commencer. J’ai prévenu car j’avais peur de ne pas être anesthésiée. Mais finalement après un petit test sur la zone à charcuter couper, tout était OK.

Pendant l’intervention – désolée mais je ne peux pas appeler ça accouchement – ils appuient sur mon ventre et je sens directement une décharge électrique derrière ma nuque. J’ai eu mal, j’ai dit que j’avais mal, j’ai pincé l’appui-main de toutes mes forces. Avoir mal avec une césarienne, il fallait le faire quand même !!!

J’ai su après que j’ai eu droit à une ventouse – et oui, mon bébé ne voulait vraiment pas sortir aussitôt. Et que mon cordon était court. Bon, c’est peut-être pour ça qu’il est pas descendu le Petit Chou.

J’entends enfin un petit cri, la première fous qu’il a pleuré. J’ai versé ma petite larme en l’écoutant – et je suis en train d’en verser une en écrivant. On me l’a posé un peu sur moi entre mes “câbles et branchements”, Grand Chou a fait des photos et on m’a dit de lui faire un bisou avant que l’on le ramène. Ma bouche était légèrement grasse après le bisou. J’avais tellement déjà la tête dans les choux que je n’ai pas trop réalisé ce moment si singulier. Grand Chou m’a dit que l’équipe a dit “coucou” à bébé quand il est sorti.

Après le bisou et quelques photos de mauvaise qualité car Grand Chou n’a pas pris l’appareil photo, mais heureusement qu’il avait le portable du boulot sur lui, Papa et Bébé sont partis avec la SF.

Maman est restée pour se faire recoudre. À la fin de l’intervention je sentais pas mal mes pieds/jambes/bassin et ça m’angoissait de ne pas pouvoir les bouger ! C’était plus fort que moi.

Recousue, je pars en salle de réveil, mais avant je passe quand même quelques minutes avec bébé et papa.

Mais mes cauchemars n’étaient pas encore finis. La suite dans le prochain et dernier article sur cette incroyable et inoubliable aventure.