Moments stratégiques pour laisser bébé à quelqu’un

Dans la lignée des cadeaux empoisonnés, il y a des moments où souvent parfois on a envie de laisser le petit bout à quelqu’un et aller prendre un saladier bol d’air.

Pour cela, il faut être malin/maline et choisir des moments stratégiques où bébé risque d’être complètement relou et insupportable un peu grognon et le laisser à la garderie, nounou ou beaux-parents.

TOP 5 SITUATIONS STRATÉGIQUES POUR DÉLÉGUER BÉBÉ :

1. Bébé vient d’avoir ses vaccins et risque de faire de la fièvre et/ou être grognon. 💉
Il se peut qu’il dormira davantage… bon dans ce cas, tant pis pour toi, t’aurais pu faire la grasse mat. RATÉ ! 😐

2. Bébé a la gastro. 🚾
Allez chéri on sort, on laisse le petit chez ta maman pour la semaine le week-end ! 🙋

3. Bébé fait ses dents et râle beaucoup. 👄
Allez, hop ! C’est LE MOMENT de lui laisser chez la nounou. 🙋

4. La diversification alimentaire se passe mal. 🍴
Hop, nounou encore ! 🙋

5. Bébé dit non à tout, teste, jette tout par terre, se tape des colères, fait des caprices, etc. 🚼
On renvoie la marchandise, c’est pas mon fils, pas CE petit monstre ! 😨 Bon, comme il n’y a pas de SAV Bébé très injuste prenez sur vous et n’hésitez pas à augmenter le temps de garde ! 🙋

Évidemment, il s’agit de l’humour et il faut bien s’occuper de son petit dans les bons et ainsi que les mauvais moments, car on a signé pour ça ! Ça relève du contrat parents-enfants et ça aide à grandir (parents comme enfants !).

Mais gardez en tête ces idées quand même de temps en temps ! 😜

Advertisements

Confessions intimes #4 : ma première grossesse, accouchement

Accrochez-vous, ça va être si long que les autres articles ! Car en trois jours j’ai autant de choses à raconter que pour un trimestre !

Mon entrée à la maternité est fixée pour le dimanche 15/06 au soir, c’est-à-dire vers 18h. Déjà que je n’aime pas les dimanches car ça me déprime, autant vous dire que je n’étais pas hyper motivée de me retrouver toute seule loin de ma maison et mon Grand Chou.

Je passe par toutes les formalités aux urgences – car il n’y avait évidemment pas de bureau d’admission ouvert un dimanche soir. On vérifie bien que bébé a toujours la tête en bas etc etc… Ça a été rapide pour une fois ! Ensuite on me ramène dans ma chambre et youpiii, c’est une chambre particulière, mais il ne faut pas se réjouir trop vite car je ne suis là que pour le déclenchement. Une fois bébé sorti, je passe de l’autre côté, car où j’étais, c’était le service des grossesses haut risque et il n’y a pas de bébé là bas. Bon, dommage.

Je m’installe et on me ramène un plateau repas délicieux car c’est clair que je n’avais pas dîné. Grand Chou est encore avec moi mais ne tarde pas à partir. Le lendemain, je sais que ça commencera tôt et je dois me reposer. Il me laisse avec mon plateau et rentre. Je mets un film sur la tablette car je n’ai pas trop l’envie ni les yeux pour lire. Je me sens seule même si bébé est avec moi dans mon bidon.

Une aide soignante passe pour me demander s’il y a des choses que je n’aime pas manger pour que mes plateaux repas soit un peu mieux ciblés. Je dis donc poivron, agneau, porc et sauce tomate car je suis déjà pas mal rodée des repas l’hosto et je sais que ça passe pas (j’ai eu envie de dire dinde, poulet, pintade, rôtis en général, bref tout, mais elle a retenu ça sans noter, j’ai préféré cibler les immangeables).

J’essaie de me coucher tôt, vers 22-23h, j’éteins la lumière et juste après, une sage-femme passe pour me parler de ce qui se passera lundi. Elle profite aussi pour me tenir au courant d’une étude qu’ils sont en train de faire sur les méthodes de déclenchement. Elle me laisse un papier à lire qui explique l’étude et les deux méthodes. Si je décide de participer à l’étude, je serai tirée au sort et l’ordinateur va m’attribuer la méthode de déclenchement. Si je ne participe pas, la méthode utilisée sera celle préconisée par la maternité, c’est-à-dire, 4 comprimés, toutes les 6 heures. L’autre méthode consiste à avoir un dispositif avec un fil qui pend et qui est censé de libérer du produit pendant 24h.

Du coup, première bonne excellente superbe surprise, j’ai une journée coincée avec ce machin. J’avais l’espoir que ça aille vite et que j’accouche le 16 même voire le 17 genre 1h du mat comme la SF des explo m’avait plus au moins dit que ça arrivait. Mais non, on ne m’avais pas forcément bien expliqué.

J’accepte l’étude – et je regrette presque aujourd’hui, il ne faut pas être gentille et dire oui à tout. L’ordinateur décide que je vais avoir le fil qui pend – il n’était certainement pas au courant que je n’avais jamais mis un tampon dans ma vie.

À 5h du matin, ça commence. On pose mon machin avec son fil qui pend de mes parties intimes. Je suis confiante ! J’espère que ça permettra de maturer mon col comme ils le disent. On me pose le monito et c’est parti pour une demi heure. Une demi heure à rallonge car quand on venait me voir – et peut-être que l’on m’a légèrement oubliée – on me disait qu’il fallait encore attendre 15 min pour des résultats plus précis, car évidemment bébé faisait son coquin et bougeait. Le pire c’est que plus on me laissait avec ce foutu monito, plus je bougeais moi aussi et ça aidait à foirer les résultats.

8h30, mon petit-déjeuner arrive et je crève de faim puisque je suis réveillée depuis 5h. MAIS je ne peux pas toucher à mon petit-déjeuner car je suis toujours sous monito. Croyez-moi, je suis restée 4 heures sous monito. QUATRE HEURES !! Quand Grand Chou arrive vers 9h30, je craque. Je n’ai plus de patience, je regrette d’être là. Ça commence bien. J’en ai DÉJÀ marre !

La journée avance et à chaque fois que je vais au toilette, j’ai envie d’arracher ce put**n de fil. Ça me dérange trooop, ça le gratte, c’est mouillé, c’est degueu, c’est chiant. En plus je sens une sorte de lourdeur vers le périnée qui est super gênante. J’ai même du mal à aller aux selles.

Je pars au moins deux fois dans la journée faire une balade de 15 minutes environ autour de l’hôpital – j’aurais du m’enfouir en fait – pour essayer de déclencher des contractions. QUE DALLE !! Quelques petites douleurs, mais rien de méchant. Grand Chou passe la journée la bas avec moi, on fait les points Bonapace pour aider le col.

Mon déjeuner arrive et jolie surprise : il y avait du poivron ET de la sauce tomate !! Car la connasse nana avait noté que je ne voulais pas de : agneau ✔ jambon ❌ ratatouille 😕 et un autre truc que je n’avais pas dit. Oh bo*del je n’ai pas dit ça !! Je bouffe du jambon ! Le porc de l’hosto dont je voulais éviter, c’était les rôtis pourris ! J’ai et bon redire plein de fois et pendant TOUT mon séjour à la mater, on m’a donné des mauvais trucs. Je crois qu’ils voulaient que je maigrisse.

Deuxième nuit seule – et énervée avec mon dispositif agaçant. Réveillée encore à 5 h du mat pour que l’on m’enlève le dispositif et vérifie mon col par un sage-femme homme au revoir pudeur, partie 57875. Je me demande donc quelle espèce de médecin maso à décidé de réveiller deux fois de suite une femme enceinte qui est censée de tenir bon des heures de travail dans la journée ? Non, mais les SF me disaient que c’était par rapport à l’heure qui l’accouchement généralement survenait et bla bla bla qu’à 1h c’était mieux que 6h. Des pipeaux que l’on raconte et embrouille les primipares. Déjà que les nuits son pourries au 9e mois, à l’hosto en déclenchement, je vous raconte pas ! En plus, cela faisait deux semaines environ que j’avais les pieds gonflés. Heureusement mon lit me permettait de surélever un peu les pieds pour me soulager un peu.

Mardi 17/06, je suis étonnée d’avoir droit au petit déjeuner ! Je croyais que j’allais passer en salle de naissance direct, mais le temps que ça se fasse, j’ai pu bouffer avant.

Je passe en salle de naissance vers 9h quelque. Désormais je dois boire très peu d’eau. On me place sur l’espèce se table-lit-fauteuil, il y a un coussin d’allaitement pour le dos et une espèce de couche qui colle au cul. J’avais mis la blouse et je le suis installée pendant que Grand Chou rangeait les affaires et mettait une blouse aussi – sauf qu’il était pas à poil en dessous.

Mes premières impressions de la salle au j’allais passer au moins 12h n’étaient pas super. Carrelage vieillot, une fenêtre que l’on ne voit pass bien dehors, c’était glauque et moche. Et pour Grand Chou juste une chaise pourrie. Il était où le gros fauteuil confortable de la chambre ?? Et encore :t où les salles de naissance que j’ai vues sur Baby Boom ??

On me met sous perfusion. Le produit synthé ou quelque chose du genre, espèce d’ocytocine, un truc qui est censé de provoquer les contractions à donf. Et bah, pas trop d’effets sur moi. J’ai beau me mettre un peu assise pour convaincre et supplier aider bébé à descendre, mais sur le monito, pas de contractions et moi-même, je ne sens pas grande chose !

Pendant ce temps là, mon cul colle au plastique de la grosse serviette et le tissu sur mon bidon et même les tuyaux de la perf qui touchent ma peau, TOUT me gratte. C’est insupportable ! Les pieds aussi commencent à gratter de plus en plus et je réquisitionne Grand Chou. D’un coup, il appuie sur un point Bonapace pour aider à ouvrir mon col, de l’autre il gratte ma plante des pieds, talon, orteils – rien que d’écrire ces souvenirs, ça me gratte !

Au bout d’un moment, ça m’énerve tellement que j’enlève le truc plastique qui me collait aux fesses car ma poche des eaux était bien loin d’éclater !

Comme je suis dilatée à deux doigts seulement (j’ai quand même sourit en apprenant que j’avais passe d’un à deux doigts) et j’ai déjà presque 4h sous produit – sachant que le max c’est 12h et si rien ne bouge, c’est césarienne – la SF décide de percer ma poche des eaux pour accélérer le travail. Sauf qu’elle n’arrive pas car mon utérus remonte ! Elle me dit donc que l’on va me poser la péridurale pour pouvoir forcer un peu afin de percer cette foutue poche ! J’ai aucune contraction et on me pose la péri, bah OK, c’est elle la pro, je dis rien ! J’aurai peut-être du demander juste si cela ne pouvait pas ralentir le travail. Mais je pense qu’elle allait dire non car le but était de l’accélérer en perçant ladite poche.

L’heure de la péri sonne, on demande à mon chéri de sortir très probablement pour qu’il ne tombe pas dans les pommes. Je me retrouve seule avec l’anesthésiste, qui n’est pas le même que j’ai vu en consultation, et l’infirmière qui l’aide.

Je fais le dos rond, les deux papotent allègrement, rigolent etc et moi, super tendue je ne retrouve pas dans la même longueur d’onde niveau humeur… On me dit qu’il ne faut surtout pas bouger, qu’il fait d’abord une petite anesthésie locale. Aussitôt il met l’aiguille, j’ai ce put**n de réflexe qui me fait bouger et redresser légèrement le dos.

Ah madame, le prochain, il ne faut surtout pas faire ça !

Oh oui, vous êtes mignons quoi.

L’infirmière a, du coup, bien tenu mes épaules vers le bas pendant qu’il enfonçait aiguille ou cathéter et après le liquide froid, bref, UNE TORTURE !! J’avais toujours entendu parler que les filles bénissent la péri, qu’elles ont cette envie folle de les avoir parce que les contractions sont trop fortes, etc etc. Mais moi, je n’avais pas de contractions ! Je n’étais donc pas du toooout désespérée !

Une fois la torture finie et que j’ai maudit en silence l’anesthésiste, son infirmière, la sage-femme et le monde entier (sauf mon bébé et mon chéri), je dosais moi-même la péri et même sans douleurs, je devrais libérer un coup au moins toute les heures.

Mon chéri scrutait les résultats du monito pour voir s’il y avait des contractions. Il est devenu un vrai pro de la lecture de ces petits traits bizarres.

L’heure tourne et à chaque passage de la SF, elle augmente la dose du produit et vérifie ma dilatation, tout en essayant de percer cette purée de poche. Mais elle n’arrive toujours pas.

Moi, de mon côté immobile et branchée dans tous les sens – entre péri, produit, antibio, monito – j’essaie quand même de rester un peu assise et de pousser bébé qui insiste à rester dans mes côtes. Ce petit rebelle ne voulait pas écouter sa maman chérie car en fait il était trooop bien là dedans !

Chaque fois que je regarde l’heure, c’est la peur et une presque certitude de finir en césarienne qui me hante. Mon délai s’approche et je chemine vers ce que je commence à croire que c’est inévitable.

Je commence donc à saouler chaque SF qui passe car je pleure et je parle de mon regret d’être là. Je me dis que c’était trop tôt, que ni mon corps ni mon bébé étions prêts. Elles, en revanche, défendent la gynéco en disant qu’elle est pas du genre à précipiter les choses, qu’elle préfère toujours attendre et que peut-être que su on attendait une semaine de plus, le bébé pourrait présenter des résultats moins bons au monito, etc etc. Avec le recul je le dis qu’elles n’avaient pas raison. Mon endocrino ne paniquait pas autant avec mes hypoglycémies. Bébé allait bien et serait bien mieux au chaud pendant un petit peu plus de temps.

22h. C’est mon dernier espoir. Les SF n’arrivent pas à percer ma poche des eaux. Elles appellent un interne qui vient essayer. Je n’ai plus de pudeur, on peut appeler tout le service pour essayer que ça me gênerait pas. Il essaye une, deux fois et a failli abandonner. Encore une fois et selon Grand Chou, qui a été très impressionné, il est allé loin ! Merci les massages du périnée !! Le bruit d’eau qui coulait m’a fait sourire. Il y avait encore un petit brin d’espoir jusqu’au lendemain matin. Échéance repoussée.

On a beau essayé de dormir mais moi avec la chaleur et mes grattages intenses et Grand Chou dans une chaise pourri, la tête posée à côté de mes pieds, nous avons dormi plus au moins 1h30 à tout péter. Je ne savais pas comment j’allais pouvoir tenir pour pousser le lendemain. Mais finalement je n’étais pas concernée.

9h, 18/06 : rien avait changé. Et il n’y avait plus rien à faire. J’aurais aimé qu’on me rende mes eaux pour que je rentre à la maison mais malheureusement la seule sortie possible depuis la salle où j’étais, c’était le bloc.

Je fonds en larmes. Je demande bêtement s’il y aura pas de souci de me faire l’opération en pleurant car je vais forcément bouger les ventre.

On me donne un truc à boire, on me rase, on me donne le petit machin pour mes cheveux, on me fout à poil, et je n’arrête pas de pleurer. La SF qui va me suivre est celle avec qui j’étais en entretien du 4e mois. J’avais retenu son nom – cette vieille manie de lire les badges. Elle s’en souvenait évidemment pas de moi, mais a reconnu son écriture dans mon dossier.

Grand Chou hésitait à rentrer au bloc. Pour moi, sa présence était hyper importante mais je ne voulais pas le forcer et qu’il risque de tomber dans les pommes. Il décidé de me suivre. Comme ça il ne ratera pas les premiers instants avec le Petit Chou et pourra nous prendre en photo.

On me transfère au bloc et ensuite on m’injecte la rachidienne via le cathéter de la péri. On me dit qu’ils n’ont pas dosé très fort car je ne suis pas très grande. Le truc est que je bougeais toujours mes orteils quand ils allaient commencer. J’ai prévenu car j’avais peur de ne pas être anesthésiée. Mais finalement après un petit test sur la zone à charcuter couper, tout était OK.

Pendant l’intervention – désolée mais je ne peux pas appeler ça accouchement – ils appuient sur mon ventre et je sens directement une décharge électrique derrière ma nuque. J’ai eu mal, j’ai dit que j’avais mal, j’ai pincé l’appui-main de toutes mes forces. Avoir mal avec une césarienne, il fallait le faire quand même !!!

J’ai su après que j’ai eu droit à une ventouse – et oui, mon bébé ne voulait vraiment pas sortir aussitôt. Et que mon cordon était court. Bon, c’est peut-être pour ça qu’il est pas descendu le Petit Chou.

J’entends enfin un petit cri, la première fous qu’il a pleuré. J’ai versé ma petite larme en l’écoutant – et je suis en train d’en verser une en écrivant. On me l’a posé un peu sur moi entre mes “câbles et branchements”, Grand Chou a fait des photos et on m’a dit de lui faire un bisou avant que l’on le ramène. Ma bouche était légèrement grasse après le bisou. J’avais tellement déjà la tête dans les choux que je n’ai pas trop réalisé ce moment si singulier. Grand Chou m’a dit que l’équipe a dit “coucou” à bébé quand il est sorti.

Après le bisou et quelques photos de mauvaise qualité car Grand Chou n’a pas pris l’appareil photo, mais heureusement qu’il avait le portable du boulot sur lui, Papa et Bébé sont partis avec la SF.

Maman est restée pour se faire recoudre. À la fin de l’intervention je sentais pas mal mes pieds/jambes/bassin et ça m’angoissait de ne pas pouvoir les bouger ! C’était plus fort que moi.

Recousue, je pars en salle de réveil, mais avant je passe quand même quelques minutes avec bébé et papa.

Mais mes cauchemars n’étaient pas encore finis. La suite dans le prochain et dernier article sur cette incroyable et inoubliable aventure.