Confessions intimes #3 : ma première grossesse, trimestre 3

Vous avez suivi mes deux premiers trimestres de grossesse où je ne parle pas de nausées ou de grosses fringales car je n’ai quasiment pas eu. Si vous avez commencé par cet article et en lisant ça vous me dites “oh, la chance !”, je vous invite à lire mes deux premiers trimestres et voir que chance n’est pas le mot le plus approprié…

Début avril, c’est ma première écho à la mater. On ne sort pas avec des photos de bébé, dommage. Mais en même temps, il se cache tellement, ce petit ! Soit il a ses mains devant sa tronche, soit les pieds ! Timide, va ! La gynéco avait du mal à voir son nez-bouche !

Le 11 avril, c’était de jour de mon RDV de contrôle après le laser. Grosse impatience et peur. Mais après des longues heures d’attente pour passer les examens et enfin voir le médecin, les nouvelles sont plutôt encourageantes : ils ont réussi à stopper la retinopathie. Pour la maculopathie, le même discours, il faudra attendre l’accouchement : c’est donc loin de finir toute cette histoire !

La semaine d’après, nous sommes allés, en couple, au premier cours de préparation à l’accouchement et la parentalité. Lors de cette réunion, nous sommes informés que nous avons réussi à avoir une place pour les très cherchés cours de la méthode Bonapace ! Ça me réjouit ! Pour résumer de façon simplifiée, c’est une méthode en couple, où le père devient aussi acteur lors de l’accouchement en aidant à soulager la maman lors des contractions en appuyant sur des points de pression spécifiques. Nos cours commenceront en mai et je suis hyper motivée !

Les choses vont mieux, je suis plus tranquille par rapport à mes yeux et on dirait que je gagne un peu en vue nocturne. En gros, j’ai des problèmes de contraste et il me faut du temps pour habituer ma vue quand je passe d’une pièce sombre à une pièce éclairée. Un visage devant une fenêtre est difficile à voir en détails.

Côté glycémie, ça fait longtemps que ça va mieux, même si j’ai encore pas mal d’hypoglycémies et pour cela, la gynéco n’est pas contente. Tandis que l’endocrino, que je vois tous les 15 jours, dit que ça va !

La première semaine de mai je vais à la mater pour mon rdv habituel avec écho du 8e mois. Bébé a bien sa petite tête en bas ! J’ai quand même demandé s’il ne pouvait pas se retourner et la gynéco m’a répondu : ils font ce qu’il veulent ! Ils sont chez eux ! Bon, OK.

À partir de la semaine d’après, je dois me rendre à la mater une fois par semaine pour mes rdv d’explorations fonctionnelles avec une sage-femme car on doit surveiller bébé de près. Je sors de là avec une petite ordonnance pour un nouvel examen : le prélèvement vaginal. Ce quoi ce bo*del ?

Quand je me rends au labo, jolie surprise ! Encore un à qui je vais devoir dévoiler mon intimité. Il y en a marre et le pire c’est quand même pour la fin… Bref, cet examen est pour vérifier si on est pas infectée par un strapi-j’ai oublié le nom, une bactérie quoi. Si positif, on doit être mise sous antibiotiques en travail et bébé passe des examens pour vérifier s’il a pas été contaminé au passage.

J’ai oublié de mentionner qu’entre temps, j’ai commencé à développer une douleur bizarre aux articulations, surtout aux poings. La gynéco m’a dit qu’il n’y a rien à faire, que c’est normal que je souffre en silence et que je dois attendre la sortie de bébé. GE-NI-AL cette grossesse veut vraiment tester ma patience !

Mi-mai, je commence mes rdv d’explo fonctionnelles. Grosse galère pour m’y rendre car la mater est à 30 min de chez moi en voiture, mais je ne peux pas conduire ! Donc, c’est soit les transports en commun : bus-rer-rer-bus 1h30 à 2h/trajet, soit taxi.

Lors de mon premier rdv explo, j’ai droit à une écho + monitoring (la joie de rester un bout de temps immobile). Et mon petit coquin m’a joué un joli tour : il s’est retourné ! Pour l’instant on ne fait rien, on verra s’il se remet la tête en bas tout seul comme un grand de nouveau ! Je sors de mon rdv avec une nouvelle prise de sang à faire. Encore une ?

Mai c’était LE mois des prises de sang et des pipis dans le pot. J’ai fait en moyenne 2 prises de sang par semaine. J’ai cru presque que je remplissais le stock de nourriture pour une famille vampire.

Mon rdv de contrôle ophtalmo arrive et encore des bonnes news. J’ai récupéré quelques dixièmes et mon œdème a diminué. Comme j’accouche dans un mois environ, le médecin me demande de prendre rdv pour 3 mois après l’accouchement. Il m’annonce aussi qu’il n’est pas recommandé d’allaiter car cela pourrait avoir des s effets sur la retinopathie. En gros, plus vite je me débarrasse des hormones de grossesse, mieux c’est.

Encore un rdv d’explo, mais celui-là sera très particulier. Bébé reste toujours en siège. Moi, j’ai l’impression qu’il se retourne à longueur des journées. Je n’ai qu’une envie : de sentir de nouveau son cucul en haut et ses coups de pieds dans mes côtes. La sage-femme regarde mes analyses pendant que je morfle au monito. Je suis sur mon côté droit et ça me fait souvent mal car je me sens vite engourdie. Il faut quand même dire que mon pouce droit est engourdi toute la journée, 7 jours/ 7. La SF appelle ma gynéco et je ne comprends pas trop pourquoi. Ensuite elle m’explique que ma gynéco veut me garder OH NOOOON et que je dois me rendre aux urgences pour refaire mes analyses. En gros, j’ai des protéines dans les urines et mes ASAT et ALAT sont au dessus de ce qu’il faut et que ça peut être signe de pre-éclampsie, même si ma tension est parfaite !

OK pour les urgences mais rester c’est NOT ! Entre pipi, sang et monito de nouveau aux urgences, en plus de devoir raconter 500000 fois toute mon histoire compliquée et de devoir assouvir la curiosité du personnel qui est toujours surpris par le fait que l’allaitement soit déconseillé dans mon cas à cause de mes yeux, j’y passe 6h. Personne ne comprennait, mais mes ASAT et ALAT sont redevenues normales et plus de protéine dans les urines. Et j’ai même pas triché, je vous assure ! En gros, je devrais passer voir la gynéco après les urgences pour négocier de ne pas me faire garder, mais à 20h, elle n’était certainement plus là et je me suis barrée avec chéri qui est venu me chercher après son taf. La SF a voulu que je revienne aux urgences 4 jours après, un samedi pour tout recontrôler…

Vu que j’étais déjà dans un risque de rentrer avant à l’hosto, j’ai profité pour annoncer que mes pieds et mes mains me grattaient et ça me réveillait la nuit (en plus du bidon qui grattait aussi, ce qui est normal avec la peau toute tirée). Comme j’avais lu que ça pouvait être signe de cholestase gravidique, un truc qui touche moins d’1% des grossesses et que c’était lié à un problème au foie, tout comme le déséquilibre des ASAT/ALAT, j’ai préféré signaler. On a rajouté cette analyse à ma prise et ça allait, je n’avais pas ce problème. Gros soulagement !

Sinon, les cours de prépa Bonapace ne passaient super bien ! Chéri se sortait très bien. Nous étions que 4 couples et je trouvais que je n’avais pas un bide si énorme par rapport aux autres.

Le mois de juin arrive, c’est la dernière ligne droite puisque je rentre au 9e mois. Aucune contraction jusqu’à présent. Je commence à boire à fond la tisane de feuille de framboisier.

Au rdv d’explo, vu que bébé reste toujours en siège, la SF me propose de faire une version le lendemain. J’ai vite fait accepté car j’avais le choix entre : 1. Ne pas faire et partir en césarienne car ils n’allaient pas risquer un accouchement par siège avec ma petite taille ; 2. Je fais la version, mon placenta saigne – seul risque – et je pars en césarienne ; 3. La version est réussie. Disons que comme l’idée de la césarienne m’a toujours fait paniquer ainsi que l’épisiotomie, mon choix n’était pas trop dur à faire.

Le lendemain, jour de la version, il faisait une chaleur monstre dans la salle. Tout était fermé car la version est faite sous contrôle échographique. J’ai eu un peu mal car c’est jamais agréable de se faire appuyer sur le ventre. Mais la SF a réussi du premier coup fastoche et j’ai failli verser ma petite larme merci les hormones. Pendant qu’elle finissait les contrôles échographiques, j’ai commencé à manquer d’air, effet du produit qu’elle m’avait injectée pour déteindre un peu l’utérus. Le message de la veille que ma SF m’avait fait en cours a certainement aidé car bébé avait déjà au moins pivoté avec dos à gauche, rendant la version déjà plus facile.

Les cours de prepa à l’accouchement sont finis 4 jours avant mon déclenchement. Après la version, nous avons fixé rdv pour que je rentre à la mater le dimanche 15 au soir. Ça m’emmerdait graaaave ! Dans ce dernier cours, nous avons appris à pousser et apparemment je poussais bien ! Chéri a fait aussi son élevé exemplaire et a eu 20/20 en repérage des points Bonapace ! Nous étions donc plus que prêts pour le grand jour !

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Ça, c'est mon dos !

Mon terme était le 07/07. La gynéco, voyant mes fluctuations de glycémie – même si bébé et moi étions bien, lui poids normal, moi qui n’avait pris que 7,5 kg – elle a quand même décidé de me faire déclencher avant terme. Je l’ai suivie comme une bonne primipare sage. Mais j’ai regretté et nous allons voir ça dans le prochain article sur l’accouchement.

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Un côté de la chambre de bébé, prête depuis mi-mai ! Aujourd'hui il y a beaucoup plus de peluches !

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Confessions intimes #2 : ma première grossesse trimestre 2

Vous avez suivi sur mon dernier article, les débuts de ma grossesse, c’est-à-dire le premier trimestre, jusqu’à fin décembre. Continuons avec ce qui se passe par la suite, à partir de janvier.

J’aurai du aller voir l’ophtalmo début janvier mais ça me gênait de devoir encore demander de sortir du taf en plein milieu de l’aprem pour un rdv médical. Et l’ophtalmo que je voyais habituellement – même si ça remontait à 3 ans la dernière visite – n’était dispo qu’au mois de mars (nous étions en décembre quand j’ai appelé et la secrétaire m’a engueulée car j’aurais du prévoir en avance – le coup du je suis enceinte et diabétique n’a pas marché avec elle).

Mi-janvier nous avons décidé de m’inscrire à l’auto-école pour prendre quelques cours de conduite afin de reprendre le volant. On a pris des cours pour mi-février, mais je ne les ai jamais faits car…

…fin janvier, je commence à voir un peu flou. Au début, c’était le matin et ça s’améliorait dans la journée. En une semaine le problème s’est bien installé. Je bossais collée à mon écran et des fois avec des lunettes de soleil. J’avais des problèmes pour bien voir les contours car ce n’était pas très net. Et autant dire que pour une web designer, c’est plutôt hyper gênant ! J’ai cherché sur internet (je n’avais toujours pas appris qu’il ne faut pas faire ça) et je suis tombée sur un problème de migraine oculaire et je me suis dit que ça devrait être ça. Mais lors de mon rdv chez l’ophtalmo, pris donc d’urgence, le verdict est tombé :

Maculopathie oedemateuse et hémorragique

Le nom fait peur. J’avais un oeil plus atteint que l’autre et pas de retinopathie (ouf, ma grande peur juste derrière la césarienne, mais comme il faut bien surmonter ses peurs… Vous verrez par la suite).

Entre temps, j’ai mon premier rdv avec une sage-femme à la maternité. Encore une qui me gronde à moitié à cause de mes débuts compliqués de grossesse. À partir du mois de mars je serai suivie par une gynéco de la maternité et je laisserai de côté ma gynéco habituelle et mon échographe aussi (qui était gentille et compétente mais chère ! Même si apparemment c’est le prix). Ce même jour, je fais une écho et nous apprenons enfin que c’est un garçon, comme on voulait tous les deux ! (Oui, j’ai toujours rêvé d’avoir un garçon en premier et j’avais même un prénom pour lui – et j’ai réussi a convaincre le papa !). C’était là aussi qu’on a su les résultats de la trisomie et que les risques étaient très faibles. Autant je me réjouissait de mon bébé qui pétait la forme et commençait à faire des vagues dans mon bidon, autant de mon côté, ça allait moyennement bien.

Après l’affreux diagnostique de mes yeux, je dois donc faire un OCT et une angiographie de toute urgence. J’appelle une clinique pas très loin de chez moi et je prends rdv. Lors du premier rdv, comme j’étais enceinte, le médecin m’a fait l’OCT et a voulu recontrôler une semaine après pour voir l’avancement. Et ce jour là il m’annonce déjà qu’en plus de la maculopathie, je fais aussi la retinopathie. Je panique. Nous sommes mi-février, je suis au 5e mois, je devrais être épanouie avec mon bidon qui poussait et je commence à stresser et cumuler des arrêts.

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Gros bidon pousse !

La semaine d’après, voyant le truc qui avait évolué, l’ophtalmo décide de me faire passer l’angiographie. On injecte un produit contrastant orange fluo pour faire des photos des vaisseaux de la rétine. Ce produit ne présente pas de risque pour la maman ni pour le bébé, mais vaut mieux éviter lors du premier trimestre. L’effet secondaire le plus gênant et qui peut arriver, sont des nausées et parfois des vomissement. Le pipi sort tout orange après.

Dans la salle d’attente je me voyais seule dans ma jeunesse. En fait, j’étais la seule -50 ans et évidemment, la seule enceinte. Nerveuse et stressée comme j’étais, pas la peine de vous dire que j’ai vomit mon petit déjeuner devant l’ophtalmo et son infirmière quelques secondes après qu’elle m’ait injecté le produit. LA CLASSE ! Moi, ma petite barquette vomito candilait fraise et mes spectateurs.

Les résultats n’étaient pas géniaux mais il ne me l’a pas dit tout de suite. Il avait un doute et préférait m’envoyer à Lariboisière, car ils sont très spécialisés en diabète et retinopathie.

J’ai eu un rdv deux jours après. Nous sommes fin février et ça fait un mois que je vois flou.

À Lariboisière, grosse attente, plein d’examens et à la fin, je vois enfin le médecin qui a visiblement loupé ses cours de psy à la fac. Il m’annonce que j’ai une retinopathie floride (le nom est presque joli pour un truc hyper sérieux), dans les deux yeux et en gros c’est 1% de gens qui font ce type là. Oui, j’aime pas être comme tout le monde, visiblement. Il me dit que si je n’étais pas au 5e mois, ce serait presque mieux d’interrompre ma grossesse (Quoi ?? Mon petit garçon tout plein de santé ? Pas de grand risque de trisomie, petit coeur qui bat bien… Non, on touche paaas à mon bébé !!!). Il me dit aussi qu’il y a un risque de cécité et qu’on va faire 4 séances laser d’urgence pendant un mois mais qu’il n’y a pas de garantie que ça marche. Que l’erreur était au départ, avec mon hémoglobine glyquée trop élevée, ce qui pour lui voulait dire “grossesse non programmée”. C’était le pire des rdv que je n’ai jamais eu. Je n’arrivais même pas à me concentrer pour mes rdv échographie, ce problème passait au dessus. C’est dommage car je commençais à sentir le bébé bouger. Mais d’un côté, c’était bien car ça me remontait le moral : bébé va toujours bien, suit sa courbe et n’est pas gros, ce qui peut arriver lors d’une grossesse de diabétique.

Mais bon, tant que les séances laser n’étaient pas finies et en attendant mon rdv de contrôle 15 jours après la fin des séances environ pour voir si tout avait bien marché, je ne serai pas tranquille. Et ça allait durer au moins un mois puisque j’avais 4 séances, une par semaine.

La première séance laser se passe juste avant mon écho du 5e mois. J’avais peur du laser, peur de l’inconnu, d’avoir mal (surtout car je savais que le médecin voulait faire du laser fort), peur que ça marche pas et que je ne puisse jamais voir mon bébé. Surtout car je n’ai pas résisté à jeter un coup d’œil sur internet sur le sujet espèce de maso quoi et les récits ne sont souvent pas réjouissants ! (J’espère que le mien servira à prévenir ou calmer quelqu’un).

Le laser en soi ne fait pas si mal que ça. C’est plutôt une gêne au fond de l’oeil. L’effet le plus angoissant est d’être aveuglée dans les minutes qui suivent et d’avoir les pupilles archi dilatées pendant quelques heures encore après la séance.

J’ai été donc arrêtée pendant tout le mois de mars. Mais je savais que je reviendrais pas jusqu’à mon congé mat car c’était impossible de bosser. Le laser allait stopper la retinopathie mais c’est la maculopathie qui me gênait avec ma vue floue. Mais pour la maculopathie ils ne pouvaient rien faire tant que je n’ai pas accouché et que normalement ça devrait disparaître sans traitement, après l’accouchement.

À la moitié des séances, 15 jours après la première, apparemment le temps de cicatrisation, j’ai des taches noires qui flottent dans l’œil gauche. La semaine d’après, l’œil droit développe la même chose. Ça m’angoissait. Est-ce que ça s’empirait ? Est-ce que c’est provisoire ou ça restera ? J’ai commencé à appeler ces taches de “mes nébuleuses”, car c’est comme ça que je les vois. J’ai une rétine qui joue à l’astronome !

Une autre question commençait à se poser aussi et c’était une demande de ma gynéco de la mater : avec ces problèmes, je pourrais faire un accouchement par voie basse ? Ou l’effort de poussée pourrait aggraver mon problème ? J’ai demandé à 3 ophtalmos différents et tous m’ont dit qu’il y a pas de contre-indication pour l’accouchement par voie basse quand on a une retinopathie. C’était une question que l’on s’est posé il y a quelques années mais plus aujourd’hui. Ma gynéco a insisté pour que j’ai un courrier qui disait ça. Je l’ai eu plus tard.

Les séances laser finissent fin mars et j’ai un rdv de contrôle de prévu pour le 11/04. Et je rentre au troisième trimestre. Dommage que le trimestre où on est censée de se sentir le mieux, pour moi, c’était le plus cauchemardesque.

Confessions intimes #1 : ma première grossesse, trimestre 1

Aujourd’hui je me suis motivée pour raconter une histoire personnelle, celle de ma première et pour l’instant unique grossesse. Je lance donc la catégorie confessions.

Avant, nous habitions dans un studio et un gamin c’était impensable. En août 2013, nous avons enfin acheté notre maison et déménagé. Aussitôt je me suis sentie prête pour devenir maman et ça faisait presque 5 ans qu’on était ensemble. Comme j’avais l’habitude de dire, il fallait meubler et peupler notre maison…

J’ai arrêté la pilule à la fin de ma plaquette, le 16 août. J’avais parlé vite fait à mon n généraliste de mon souhait de tomber enceinte et il m’a juste prescrit quelques analyses du genre fer etc.

En septembre j’ai eu mes règles exactement un mois après celles d’août. Petite déception, surtout car j’ai vu deux copines qui ont annoncé leurs grossesses à cette période là. J’ai donc cherché sur internet un calendrier avec mes tendances de jour plus fertiles en fonction des dernières règles. Comme je ne connaissais pas si mon cycle correspondait à 28 ou 30 jours, j’ai considéré les deux résultats et pendant une semaine voire dix jours on était très impliqués !

Le 21 octobre j’aurai du avoir mes règles. Rien. Le lendemain non plus et ça m’a mis la puce à l’oreille. La semaine d’avant j’avais fait un test qui s’est avéré négatif puisqu’il a été fait avant le retard de mes règles. J’ai mis 4 jours pour avoir le courage de faire le test. La veille, j’ai déjeuné avec une copine au jap car je me disais que ça serait probablement le dernier avant quelques longs mois d’abstinence.

J’ai fait le test le jeudi soir, d’un coup comme ça, sans trop réfléchir sinon j’allais trainer. Je savais que ce test pourrait changer plein de choses et j’avais un peu peur. Pendant un certain moment je ne savais pas si je voulais qu’il soit positif ou négatif. Mais avec le recul, je sais qu’un résultat négatif aurait été décevant. Au fond de moi je voulais qu’il soit positif et c’était bien le cas.

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Octobre 2013, bientôt bébé

Fini le vin du vendredi soir, fini le jap, fini le tartare… Entre autres !

Désormais, il fallait que je cherche une gynéco. Et oui, shame on me, je n’étais jamais allée voir une gynéco avant.

Entre temps, j’ai eu des saignements et grosse erreur je suis allée chercher des réponses sur internet. La peur de la fausse couche m’a effloré l’esprit et à ce moment là personne n’était au courant de la grossesse, je ne pouvais donc me confier à personne. J’ai quand même appelé ma mère :

Allô maman, j’ai un truc à te dire. Bah, je suis enceinte mais j’ai des saignements et ça m’inquiète. T’as eu ça, toi ?

Bon, j’ai peut-être pas dit ça mot par mot, mais c’était un truc du genre. En gros ma mère a du avaler la nouvelle pas du tout attendue, comme ça d’un coup et ça venait avec une question plutôt inquiétante. Il faut quand même dire que mes parents sont à 10000 km ! Je n’avais pas du tout prévu de raconter comme ça mais j’étais trop stressée ce jour là. Il a fallu attendre tout de même le rdv gynéco pour en parler de mes soucis.

Et quand je suis allée voir ma gynéco et je lui dis que je suis diabétique, elle me recommande d’aller voir mon endocrino – que je n’ai pas vue depuis 3 ans – de toute urgence, car une grossesse de diabétique, ça doit se préparer bien avant. Elle m’a aussi prescrit ma première échographie, pour la datation.

Cette première écho, je l’ai faite toute seule, un midi lors de ma pause déjeuner au boulot. Mis à part l’affreux instrument de torture que l’on s’en sert pour faire cette écho et aussi le fait qu’il faut boire beaucoup d’eau 1h avant et se retenir son pipi, tout allait bien. J’ai entendu son petit coeur pour la première fois. C’était un petit pois de 6 mm dans une bourse plus grande. Un corps kystique jaune était aussi par là, mais apparemment pas inquiétant car ça allait disparaitre.

Revenons sur l’histoire de l’endocrino. Le truc est que je n’avais pas supeeeer accroché avec l’endocrino et j’ai arrêté les rdv 3 ans avant. Comme il n’y a pas d’autre plus proche, je l’ai quand même appelée. Le chance m’a sourit quand la secrétaire m’a dit qu’elle n’avait pas de place avant 3 mois mais que son remplaçant avait de la place dans 2 semaines et en plus, un samedi ! Et il m’a suivie pendant toute la grossesse et ça a changé ma vie !

Lors du premier rdv, quand il a vu mon hémoglobine glyquée à 8,5%, ça n’a pas plu du tout et il a voulu que je rééquilibre ça vite car il y avait des risques pour le bébé. Et pour cela, il voulait m’envoyer à l’hosto pendant une semaine environ. J’ai paniqué. J’ai horreur des hostos et je ne veux pas y retourner si tôt – même si mon dernier séjour remontait à 2009 et que le prochain était prévu pour la sortie de bébé.

Ultra contrariée j’ai accepté d’y aller. J’ai pleuré comme une madeleine au boulot à la veille merci les hormones. Car en fait – et j’ai oublié de vous dire – j’ai raconté au boulot que j’étais enceinte lors de ma 6e semaine, car j’ai passé ma visite médicale et la médecine du travail jugeait important de m’accorder un ou deux jours de télétravail afin de m’épargner des transports car je faisais du 1:30 voire 40 par trajet.

Je rentre donc à St Germain mercredi après et le vendredi je demande de sortir tellement j’en avais marre. Le premier médecin que j’ai vue et qui a coupé mes doses à la moitié me mettant en hyperglycémie toute une journée, m’a sorti, d’un air énervé :

le bébé n’a rien demandé !!

Pour me faire peur sensibiliser par rapport aux risques de mal formation vu que j’arrivais à la 9e semaine.

Là bas j’ai appris beaucoup de choses et la chef de service a voulu me faire passer des tests avant ma sortie juste pour voir si j’avais bien compris comment gérer ma glycémie et les doses d’insuline. Si c’était le bac, je ‘aurai eu avec mention très bien puisque le médecin me signe la sortie dite normale. Quand elle a vu mes résultats, elle m’a sorti une phrase qui restera à plus jamais dans ma mémoire :

En plus, vous n’êtes pas con !

C’était sa façon de dire : si vous savez comment faire, pourquoi vous n’avez pas fait avant ?

Avec les indications de mon endocrino, en 2 semaines j’avais réussi a descendre à 7,9% d’hémoglobine glyquée, comme on l’a vu à l’hosto. Et la semaine d’après j’étais à 7,2%. C’était de la chute libre.

Sur demande de l’endocrino, je devrais surveiller aussi mes yeux. J’ai pris rdv vite fait chez un ophtalmo pas loin de mon taf et je suis allée en plein milieu de l’après-midi. Aucun problème, pas de diabète dans les yeux. Mais il m’alertée au fait qu’un rééquilibre trop rapide de la glycémie pouvait atteindre les yeux. Rdv de contrôle donc dans un mois.

Fin décembre j’ai fait ma première écho, celle du 3e mois, où nous avons vu bébé avec sa forme de petit humain. Grand Chou était avec moi et a quand même un peu été perturbé car j’ai eu droit à l’instrument de torture pour la deuxième fois. Et l’échographe l’a bien secoué pour faire bouger bébé la dans sa flotte. Pas de identification de sexe possible… Dommage, c’était le cadeau de Noël que je voulais. RDV mois prochain pour le savoir, car en tant que diabétique, j’ai eu droit à une écho par mois !

Nous n’avions pas attendu les 3 mois pour commencer à raconter la nouvelle. Lors de certains repas entre novembre et décembre nous l’avons fait le coup du sortir le champomy pour l’apéro et on le comprenais plus au moins vite car comme mon beau-papa m’a récemment surnommée, je suis bob l’éponge.

Fêter Noël, c’était une dure épreuve. Entre foie gras, saumon, vins etc, j’avais mes exigences. Si foie gras présent, il fallait le mien – surgelé de surgelé – aussi. Entre choisir d’être enceinte l’été ou l’hiver, c’est trooop dur ! Il y a toujours quelque chose que n’ira pas, surtout quand on n’est pas toxo-proof. J’avais peur de la neige, de tomber car je suis maladroite, mais heureusement c’était notre premier hiver sans neige depuis que je suis arrivée ici en 2008.

Prochainement, la suite avec encore 3 autres articles : deuxième trimestre, troisième trimestre et l’accouchement. Et peut-être aussi un post-accouchement !

Commentaires super bienvenus ! Racontez-nous un peu aussi de ton vécu !

Test Biberons Dodie

Premier article de la catégorie tests ! Je commence avec les biberons Dodie car c’est un produit que j’aime beaucoup même si j’ai quelques remarques à propos.

Parlons d’abord de sa forme triangulaire que je ne trouve pas que cela soit un atout, car ce n’est pas hyper pratique à nettoyer.

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Frotter, bien frotter les angles

À chaque fois que je rince, je dois veiller à bien passer mon doigt dans les angles car il reste souvent un peu de gras, même si je frotte bien avec mon goupillon.

En plus, la bague de serrage possède des trous dans les angles, dus à cette forme triangulaire :

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Les trous des angles de la bague de serrage

Le souci est que dans ces trous, il y a du lait qui rentre et s’incruste étant difficile à nettoyer.

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Des restes de lait dans le trou à l'angle de la bague de serrage

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J’aurais aimé ne pas avoir ces trous à nettoyer. Pour cela il suffisait de faire des angles pleins. Cela engendrerait certainement un coût supplémentaire, car un peu plus de plastique dans chaque bague, mais je serai prête a payer quelques centimes de plus pour économiser en temps de nettoyage ainsi qu’en eau.

Parlons maintenant des tétines.

À la maternité, nous avions des tétines en caoutchouc très souples et du lait tout prêt, en flacon, pas super épais. Nous avons testé un jour un de nos biberons Dodie à la maternité et Petit Chou avait correctement teté.

À la maison, quelques semaines après, nous commencions à introduire nos biberons et laisser ceux de la maternité de côté car ils coulaient trop vite. Cependant, bébé rencontrait des difficultés a téter, car : 1. Le lait était plus épais qu’à la maternité ; 2. Le silicone, bien que souple, l’est moins que les tétines d’avant.

J’ai donc essayé le débit 2, 3 et je suis enfin arrivée au débit 4 pour que le lait passe bien et il arrive à bien téter. Au bout d’un moment, il a bien pris le tour de bouche et c’était chose acquise.

À tel point qu’il a commencé a écraser ses tétines :

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Trouvant cela bizarre, surtout car j’ai remarqué qu’il n’y avait qu’une tétine parmi les 8 qui faisait cela.

J’ai mis la photo sur Twitter en demandant à Dodie ce qui se passait. On me l’a rapidement répondu et apporté une solution. En fait, c’était la valve (ce petit trou sur le rebord de la tétine) qui se bouchait.

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Aujourd’hui nous sommes en train de reculer en débit encore. Petit Chou a trois mois et a bien appris à téter. Quand il a fêté 2 mois, nous sommes passés de la débit 4 à débit 3. Maintenant à 3 mois, nous sommes en plein changement de la débit 3 vers la débit 2. Normalement c’est l’inverse, plus bébé grandit, plus on monte en débit. Mais nous aimons être à contre courant.

D’ailleurs, pour trouver le numéro correspondant au débit, il faut avoir des yeux de lynx ! Un chiffre un peu plus gros sur le côté ne serait pas mieux ? Quand j’ai plusieurs tétines en train de sécher, je lutte pour voir le petit chiffre et prendre la bonne !

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Vous voyez le petit chiffre ? Alors_ c'est quoi comme débit ? Dites-le en commentaire !

Mon glouton avale des bibs de 210ml qui se transforment en 240ml avec la poudre reconstituée. Il faut dire que 7 dosettes, ça en fait de la poudre ! Avec le bib de 240 ml, ça déborde presque :

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Du coup, avec le manque de place, c’est un peu plus dur à mélanger, j’ai parfois des grumeaux et je dois remuer plus longtemps. Je me dis donc que quand on passera à 240 ml d’eau, on ne pourra jamais mettre 8 dosettes de poudre ! Dommage ! Avec les bibs de 150 ml, c’était possible de mettre 150 ml d’eau plus 5 dosettes de poudre. Il aurait fallu un petit peu plus de hauteur dans ce bib de 240 ml ! Dommage, je vais devoir acheter les 330 ml dans pas longtemps.

Sinon, côté durabilité c’est nickel ! On fait bouillir, on passe au lave-vaisselle, on lave tous les jours et les dessins du bib sont toujours intacts et aucune déchirure pour les tétines !

L’autre avantage non négligeable est que je n’ai jamais eu de problème de fuite ! En voyage ou déplacement, je remplis le biberon avec la quantité d’eau nécessaire et avec le trio tétine-bague de serrage-capuchon, aucune fuite possible !

Même si côté nettoyage, ils ne sont pas les plus pratiques, je ne change pas de biberon. Je le recommande vivement ! Et en plus, c’est du made in France ! Vive l’industrie nationale !

Astuce grossesse #3

Si vous avez mal au dos et j’aurais plutôt du dire “quand vous aurez mal au dos”, car c’est une étape obligatoire, faites du shopping ! Achetez un coussin d’allaitement pour dormir avec et on s’en fout si ça prend de la place au lit et chéri se plaint et prenez aussi un ballon de grossesse où vous pouvez vous asseoir régulièrement dessus. Soulagement garanti mais je ne rembourse rien si ça ne marche pas.